Pourquoi le football universitaire du RSEQ devrait passer à 4 essais

J’ai longuement hésité avant d’écrire ce papier. Je suis un ancien joueur universitaire du RSEQ et je n’aime pas le critiquer pour rien, d’autant plus que je crois sincèrement avoir joué au football universitaire à une époque où celui-ci était en particulièrement bonne santé. Alors là, mes amis du milieu du foot universitaire, respirez. Ceci n’est pas une attaque contre vous, au contraire. J’ai été où vous êtes. Je veux vous voir bien paraître et faire bien paraître les joueurs que vous coachez. Je pense seulement que, pour se faire, des changements s’imposent pour que le spectacle soit davantage au rendez-vous qu’il ne l’a été au cours des huit ou dix dernières années. J’entends constamment des pistes de solution qui me semblent au mieux irréalistes, au pire farfelues, pour améliorer le produit du football universitaire et je trouve un brin comique qu’on se creuse les méninges pour concocter ces fantasmes alors que la solution est à la fois plus simple et accessible: passer au football à quatre essais. Puisque je sais que certains m’attendent avec une brique et un fanal, examinons d’abord les arguments des défenseurs du football à trois essais. Je tenterai ensuite d’expliquer pourquoi je ne trouve pas ces arguments convaincants.

Argument 1: Passer au football à quatre essais voudrait dire moins bien préparer nos joueurs pour la CFL

Oui, mais non. Je serai bien honnête avec tout le monde: j’ai une forte tendance à dissocier notre foot universitaire de la CFL, laquelle me laisse assez indifférent. Question d’être clair, je spécifie: j’aime beaucoup l’idée de la CFL, une ligue où peuvent se produire les plus beaux talents canadiens. Toutefois, ce n’est pas vraiment ce qu’on voit aujourd’hui. Ce que je vois, c’est une ligue dont les équipes sont possédées par les Américains, entraînées par des Américains et principalement alimentées par des joueurs américains, qui conçoit les joueurs canadiens comme un mal nécessaire plus que comme un atout. Je n’ai rien contre le fait d’avoir des joueurs américains mais, à titre personnel, c’est pour regarder des joueurs canadiens évoluer au niveau professionnel que la CFL m’intéresse. C’est pourquoi cette édition 2017 gagnante de la Coupe Grey des Redblacks, remplie de Canadiens qui avaient des rôles d’importance, était si agréable à regarder. Si je veux voir des rejets de la NFL, je regarderai la XFL.

Donc, en quoi prépare-t-on les joueurs canadiens à la CFL en jouant à trois essais? Aux unités spéciales, lesquelles passent beaucoup plus de temps sur le terrain au football à trois essais. C’est une bonne chose, je suppose, parce qu’à moins qu’il soit question d’un joueur de ligne offensive, tout joueur canadien est, au départ, de la chair à cannon sur les unités spéciales. Donc, je propose qu’on cesse de se fendre en quatre pour accomoder cette ligue qui en redonne si peu à nos joueurs en retour. Les entraîneurs américains qui gèrent les équipes de la CFL ne veulent pas de nos joueurs dès le départ, pas vraiment. Pour le reste, si l’expérience au foot à 3 essais représentait un avantage si important aux yeux des dirigeants de la CFL, comment expliquer que les seuls Canadiens qui semblent profiter d’un statut semblable à celui des Américains sont ceux qui ont joué dans la NCAA, donc à quatre essais? Je comprends le caractère intuitif de l’argument de la préparation pour la CFL, mais il ne me semble pas ancré dans la réalité.

Argument 2: On ne peut pas faire ça. Le foot à 3 essais, c’est une spécificité canadienne qu’il faut conserver…

Plusieurs idées me viennent en tête ici, mais ma première réponse est la suivante: pourquoi? Ça, c’est un truc canadien que je trouve franchement marrant; quoi que l’on fasse, il faut pratiquement toujours que ça nous “distingue” d’une façon ou d’une autre des Américains. Qu’on me comprenne bien: il y a bien des domaines où il m’est très important que l’on se distingue des Américains, mais je n’ai jamais compris ce cathéchisme établi autour du fait de le faire au foot.

Et puis, quand bien même on déciderait qu’à partir de l’an prochain, nous adopterions au foot universitaire les mêmes règles qu’au collégial, ne resterait-il pas plusieurs spécificités canadiennes/québécoises à notre foot? Nous jouerions encore à 12, nous aurions encore le grand terrain, les zones de buts de 20 verges, les poteaux des buts à la porte des buts, le détestable halo sur les bottés de dégagement (oui, je préfère le fair catch, deal with it), les simples, la capacité de reprendre le ballon en attaque tout de suite après un placement, etc. Il me semble que ça laisse encore beaucoup d’éléments spécifiquement canadiens à notre jeu tout en éliminant les deux règles qui plombent le plus le spectacle au foot canadien: les trois essais et la “zone neutre” entre les lignes offensive et défensive.

Argument 3: Oui, mais si on fait ça, on menace notre capacité à être compétitifs contre les autres équipes canadiennes lorsqu’il faudra passer aux 3 essais lorsqu’on affronte des équipes du reste du Canada après la Coupe Dunsmore…

Permettez-moi d’en douter. Du moins, je ne crois pas que ce serait toujours vrai. Si ce l’était, comment expliquer que nos joueurs québécois qui font partie de Team Québec aient autant de succès contre les sélections des autres provinces, dont les joueurs jouent à 3 essais à l’année longue? Je vais risquer une hypothèse: ils sont meilleurs et/ou (peut-être) mieux coachés.

3 essais ou 4 essais, on parle à la rigueur d’une différence d’emphase, mais on travaille les mêmes aptitudes. Alors si les aptitudes de nos joueurs québécois sont supérieures, j’ai confiance en leur capacité à triompher des équipes d’autres provinces même si on passe aux trois essais.

Mais, bon… poussons l’argument au bout. Mettons qu’une équipe du RSEQ se fonde une identité basée sur la course en tirant profit du 4 essais et en dissimulant son quart-arrière. Deux questions: 1) Quelles sont ses chances réelles de remporter la conférence? 2) Mettons qu’elle réussisse. Ne sommes-nous pas collectivement rangés derrière elle en espérant qu’elle défie les pronostics contre le reste du Canada? Et même si elle ne gagnait pas la Coupe Vanier, pour le peu de fois qu’une équipe dépourvue d’une attaque aérienne menaçante se rendrait au-delà de la Coupe Dunsmore, serait-ce si terrible que cela?

Argument 4: C’est du nivellement par le bas pour nos quart-arrières/si tu donnes 4 essais aux coachs universitaires, ils ne lanceront plus le ballon

Si ce tout dernier argument est vrai, qu’on les remplace, les coachs universitaires. Et avant cela, comptez-moi parmi ceux qui ne trouvent pas cet argument particulièrement convaincant. D’abord, dans les niveaux de football plus jeunes, on observe à peu près toujours la même réalité: ceux qui ont un quart assez doué pour lancer le ballon souvent le font souvent, et ceux qui n’en ont pas ne le font pas. J’ai coaché deux ans contre Jonathan Sénécal, le prodigieux quart du Cégep André-Grasset qui s’en va à UConn, au scolaire. Je vous promets une chose: on avait beau être au scolaire, là où la course est reine, le Collège Laval lançait le ballon.

En quoi le niveau universitaire serait-il différent? Allez voir les données analytiques avancées qui sont employées dans la NFL et elles vous diront toutes la même chose: dans la mesure où une équipe a un quart qui peut fiablement lancer le ballon, la passe est tout simplement un moyen plus efficient de faire avancer les chaînes que la course. Dans un de ses moments les moins inspirés, Vince Lombardi avait déclaré qu’il ne peut se passer que trois choses lorsqu’on lance le ballon et que deux sont mauvaises. Rares sont les coachs qui se permettent de penser ainsi quand ils ont le quart-arrière dont le bras peut être le moteur principal d’une attaque. Je vous fais le pari immédiatement: une équipe qui a un bon quart-arrière ne le fera pas remettre constamment le ballon au porteur du simple fait qu’on joue à 4 essais.

Argument 5: Le foot à 3 essais, c’est plus de passe donc plus de possibilités de jeux spectaculaires…

Il faut vraiment avoir regardé bien peu de football universitaire au cours des dernières années pour dire une chose pareille. Soyons honnêtes: si on regarde avec détachement le football universitaire québécois en ce moment et qu’on le résume en une seule expression, ce serait “un festival de bottés de dégagement où les attaques sont globalement incapables de bouger le ballon”. De là le retour de la question du potentiel nivellement par le bas, notamment à 4 essais, pour la formation des quarts-arrières. On nous dira que le foot à trois essais nous forcera à vraiment travailler sur les aptitudes de nos quarts-arrières. Cet argument me semble pour le moins douteux. Tous les quarts se font enseigner à lancer le ballon, qu’ils soient bons ou non, par des coachs de position, qui sont soit bons ou non. Ce n’est pas le nombre d’essais qui change cela.

On nous dira aussi que le foot à trois essais nous force à lancer davantage, donc qu’il y a plus de potentiel de gros jeux. Là encore, je trouve l’argument boiteux. Ce que montrent à quiconque veut le voir les statistiques, c’est que le football à trois essais ne donne pas lieu à plus de passes, mais à plus de bottés de dégagement. Je ne souhaite aucunement m’aliéner mes amis responsables des unités spéciales mais, au-delà du sympathique cliché voulant que “ça devient vraiment un tiers de la game”, je ne regarde pas le football pour voir des bottés de dégagement. Cela ne correspond pas à ce que j’apprécie de ce sport.

Parenthèse fermée; revenons à cette notion somme toute bidon qu’on lance plus souvent et/ou mieux le ballon à trois essais. J’ai devant moi les statistiques des quarts-arrières du RSEQ universitaire et du collégial Division 1 pour la saison 2019. Avant même de les comparer, un élément ressort immédiatement pour ceux qui crient aux gros jeux du trois essais: dans le RSEQ, un seul quart, Adam Vance de Concordia, a cumulé une moyenne de plus de 200 verges de passe par match. Yeesh! Ça ne lance pas fort. J’accepte volontiers que le Québec traverse un creu de vague sur le plan de la qualité de ses quarts universitaires, mais quand même.

Et avant qu’on ne m’accuse de ne regarder que le Québec, même si on regarde les autres conférences universitaires, si vous voulez me vendre que le 3 essais fait vraiment une différence dans la quantité de longs gains et de jeux spectaculaires, regardons, disons, le nombre de quarts qui ont lancé pour une moyenne de 300 verges ou plus par match. Combien y en a-t-il au Canada en entier? Quatre, sur 28 programmes. Pas une grosse moyenne. (Quoique je me sentirais malhonnête de ne pas saluer au passage la performance d’Adam Sinagra des Dinos de Calgary, Québécois et ancien de John Abbott et du vilain foot à quatre essais, et ses 404 verges par match. Hot damn!)

De plus, je reviens à ma comparaison entre le collégial (quatre essais) et l’universitaire (3 essais). Si on prend Vance et Dimitrios Sinodinos de McGill, les deux quarts de la conférence à avoir été partants pour tous les matchs de leur équipe cette année, on remarque qu’ils ont lancé, en huit matchs, 246 et 245 passes respectivement (aisément en avance sur tous les autres poursuivants par la force des choses). Puisque les cégepiens jouent un match de plus, un calcul mathématique simple permet de convertir leurs stats sur huit matchs (c’est imparfait parce que tous les matchs ne sont pas pareils, mais bon…). Ce qu’on constate en faisant le calcul, c’est que si la D1 collégiale n’avait eu que huit matchs de saison régulière, parmi les cinq joueurs qui ont agi comme seul quart titulaire de leur équipe pour tous les matchs, trois auraient lancé au moins 230 fois, un n’aurait pas été très loin de ce chiffre (218 lancers) et un autre (Arnaud Desjardins des Spartiates du Vieux Montréal) a raté plusieurs deuxièmes demies cette saison en raison des avances vertigineuses de son équipe (et c’est lui qui mène la ligue au chapitre des verges par la passe, donc imaginez s’il avait joué la quasi-entièreté de tous ses matchs). Donc, au collégial, c’est-à-dire au football à quatre essais, on lance un tout petit peu moins, mais la différence est somme toute négligeable.

Parmi les receveurs, si l’on convertit le nombre de verges par la voie des airs des meilleurs receveurs de la D1 au pro rata de huit matchs, on voit qu’après le meneur James Tyrell des Stingers, Malick Meiga du Vieux Montréal et Nicolas Cenacle de Vanier seraient respectivement deuxième et troisième, le Carabin Kevin Kaya serait quatrième (il a été deuxième dans l’actuel RSEQ) et quatre receveurs collégiens auraient fini devant le troisième receveur universitaire le plus prolifique sur le plan des verges (Jeremy Murphy de Concordia). De plus, si on prend le top 10 des receveurs universitaires québécois pour les verges et qu’on compare leur moyenne de verges par attrapé à celle des cégepiens, pas moins de quatre joueurs du collégial ont une plus haute moyenne que Tyrell, le meilleur à ce chapitre chez les universitaires. Je sais, bien sûr, que c’est un parallèle imparfait, mais il illustre assez bien, je crois, mon idée initiale: du quatre essais ne veut pas dire beaucoup moins de passes, et certainement pas moins de gros jeux. Au contraire, le fait de n’avoir que deux essais avant de botter encourage le conservatisme chez les coordonnateurs offensifs et chez les quarts, parce qu’à 2ème essai et long, tu as pratiquement déjà quitté le terrain.

Sois positif…

Certes, j’ai tapé à bras raccourcis sur les arguments des défenseurs du football à trois essais, mais je me sentirais mal de ne fournir aucun argument positif pour soutenir mon désir de voir du football universitaire à quatre essais au Québec (et au Canada, si cela chante le reste du pays). Cet argument pourrait faire l’objet de nombreuses subdivisions, mais je me contenterai de l’élaborer d’un seul trait.

Une de mes frustrations par rapport au football universitaire est qu’à trois essais, tu es obligé de carburer au jeu aérien. Y a-t-il quelque chose de plus pénible que de voir une équipe lancer le ballon jeu après jeu quand elle n’a manifestement pas le quart-arrière pour le faire?

En contraste, quel est le niveau de football préféré de nombreux fans? La NCAA. Pourquoi? En partie parce que le football à quatre essais permet une diversité sur le plan des systèmes qui est bien adaptée au football amateur. Ainsi, chaque équipe est libre de se concocter un système lui permettant de réellement maximiser le talent dont elle dispose et, à moyen et à long terme, bâtir l’identité de son programme autour dudit système et attirer des joueurs qui voient dans ce système la meilleure occasion de faire briller leurs atouts particuliers.

Prenons un exemple drastique qui illustre ce que je veux dire. Supposons qu’un programme universitaire québécois adopte un système de type Flexbone Triple Option à la Army/Navy. Un porteur de puissance plus ou moins rapide, qui serait actuellement condamné à devenir centre-arrière ou spécialiste des 2ème/3ème et court et passer peut-être 12-15 jeux par match sur le terrain entre l’attaque et les unités spéciales, pourrait plutôt choisir d’être le B-Back d’un Flexbone et être le joueur clé de son attaque.

En d’autres termes, les Xs &Os pourraient jouer un rôle déterminant dans le choix de destination de certains joueurs passibles de dominer dans un cadre offensif moins conventionnel. Et les exemples pullulent aux États-Unis de programmes de prestige moyen qui tiennent tête aux gros noms de leur région parce que leur système offensif est ce qu’on appelerait en anglais un “great equalizer”. Comment les équipes de Nebraska (état situé au milieu de nulle part avec un bassin très limité de recrutement) de Tom Osborne ont-elles collectionné les championnats? Comment les équipes de Texas Tech de Mike Leach ont-elles fait suer les Oklahoma et les Texas de ce monde? Comment Oregon, plus souvent qu’autrement une équipe de milieu de peloton dans le Pac-12, a-t-elle pu devenir une menace annuelle de championnat avec Chip Kelly? Dans le premier cas, vous avez une équipe de Triple Option; dans le second, une équipe d’Air Raid, où on lance compulsivement; en troisième instance, on est devant un système de hurry-up, no-huddle combiné à un jeu au sol de type Spread Option et une attaque aérienne fonctionnelle sans être incroyable. Sur papier, ces trois systèmes comportent des différences importantes, mais ils ont en commun le fait d’être archi-chiants à défendre quand ils sont équipés d’athlètes un tant soit peu doués dont les compétences sont adaptées à ce qui leur sera demandé.

Imaginez ce genre de diversité au Québec (elle est d’ailleurs présente jusqu’à un certain point au collégial). Ne serait-ce pas agréable? Chaque rendez-vous universitaire aurait sa propre saveur et chaque équipe aurait son identitié bien précise. Je ne saurais exagérer à quel point je crois que cela améliorerait la qualité du spectacle de notre football universitaire. On aurait ainsi une ligue où il existe plusieurs façons de marquer et donc de gagner, ce qui n’est pas le cas actuellement; où le tempo – et donc, souvent, les matchs à score élevé – est revalorisé (difficile de rouler du tempo à trois essais, le fardeau potentiel sur la défensive étant trop lourd); où différentes équipes pourraient se forger différentes identités adaptées à leurs circonstances et ainsi devenir attirantes pour différents joueurs.

Et n’allez pas vous imaginer que tout le monde lancerait moins. Encore une fois, si on a le quart-arrière pour lancer souvent, il est plus efficient de procéder ainsi, à quatre essais comme à trois. En revanche, à défaut de l’avoir, il existerait d’autres possibilités pour se bâtir un candidat potentiel à la Coupe Dunsmore. Et cela nous mène à la conclusion que certains d’entre vous n’attendent peut-être pas, mais qui, à mon sens, s’impose: vous voulez de la parité dans le RSEQ? Le football à quatre essais représente le meilleur moyen d’y parvenir. Oui, je suis sérieux.

Parce qu’en ce moment, il n’y a qu’une seule façon de gagner au football canadien et ce sont actuellement le R&O et les Carabins qui sont le mieux équipés pour y parvenir. Donc, tous les meilleurs joueurs continueront d’y aller sans même, dans certains cas, voir les autres programmes comme une option. Dans le monde du recrutement, la perception est la réalité et, si les joueurs ne perçoivent que deux options sérieuses, cela finira par devenir le réel état des choses parce que les joueurs vedettes iront l’un après l’autre garnir les rangs de ces deux mêmes programmes.

De plus, pour être vraiment prolifique en attaque au football à trois essais, il faut avoir un quart exceptionnel. De par leur nature même, ces joueurs sont rares et ils devraient l’être. Si, en plus, ils choisissent toujours les mêmes programmes, il est irréaliste de penser que les autres équipes tiendront le rhytme.

Donc…

Vous souhaitez mettre en péril l’hégémonie du Rouge et Or et des Carabins? Donnez aux autres programmes la possibilité de devenir très, très bons à leur propre type de football en recrutant les athlètes qui s’y prêtent bien et en les convaincant qu’ils pourront s’illustrer là plus que n’importe où ailleurs. Vous verrez que ce seront peut-être toujours les Carabins et le R&O dont les attaques s’apparenteront le plus à ce qui se fait chez les pros, mais qu’ils auront de la sérieuse compétition, de nature potentiellement très différente, chaque semaine. Ce n’est pas niveller par le bas, c’est donner la chance aux autres programmes de se remonter. Il n’y a qu’au football à quatre essais que cela est possible.

On ne me fera pas démordre de l’idée que le spectacle serait comme jamais au rendez-vous et cela, dans un contexte où la place du foot universitaire québécois dans l’univers télévisuel de chez nous est à revoir périodiquement, est quelque chose à considérer très sérieusement, voire de toute urgence.

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