Sugar Sammy, Mathieu Bock-Côté et le fédéralisme

Je n’ai pas vu le nouveau spectacle en français de Sugar Sammy. S’il est aussi drôle en français qu’en anglais, et son sketch sur les Québecois me fait supposer que oui, on imagine que le spectacle est fort divertissant. Cependant, l’humoriste se targue d’être provocateur. Il n’est donc pas surprenant de l’entendre faire la blague suivante: “Il y a deux sortes de Québécois. Il y a les Québécois éduqués, cultivés, bien élevés. Pis il y a ceux qui ont voté oui.”

Cette blague me fait-elle rire? Me met-elle mal à l’aise? Les deux. C’est pour cela qu’elle est si efficace. D’un point de vue comique, le gag fonctionne; c’est un bon punch, qu’on voit venir sans savoir ce qu’il sera précisément. J’aime la blague malgré mon malaise parce qu’elle est ce que les Anglos appeleraient “edgy”. Elle s’appuie sur un stéréotype qui semble semer la terreur dans l’imaginaire québécois francophone. Elle brasse les francophones (et les 2-3 anglophones qui auraient voté oui) dans la perception qu’ils ont d’eux-mêmes.

Je suis un fan de ce genre d’humour. À mon sens, l’humour de qualité ne saurait n’être qu’un outil de divertissement; il doit aussi en être un de réflexion. Trop d’humoristes québécois (et français, d’ailleurs) donnent un spectable d’un ennui mortel tant il est conventionnel et aseptisé. Je préfère de beaucoup un humour provocant qui sort des sentiers battus, quitte à occasionnellement rater son coup ou à “aller trop loin”. Sugar Sammy ne donne pas dans le grivois à la Mike Ward et n’a pas la hargne d’un Jean-François Mercier, mais il joue sur les stéréotypes d’une manière à la fois provocatrice et charmante qui représente sa marque de commerce.

J’ai donc trouvé intéressant de lire la chronique de Mathieu Bock-Côté à son sujet. Il ne critique pas tant la blague individuelle, mais “le propos derrière le propos” (et parfois pas vraiment si derrière que cela). Bock-Côté remet sur la table les allégeances fédéralistes de l’humoriste, de même que sa croyance avouée au multiculturalisme canadien. Et le chroniqueur de conclure: “Si Sugar Sammy représente le Québec de demain, le Québec n’a pas d’avenir.” Ouch!

La perspective de Mathieu Bock-Côté, même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui, est toujours intéressante. Cependant, je dois avouer que ma première réaction en voyant qu’il prenait le temps de parler de Sugar Sammy aura été de songer qu’il s’était passé bien peu de choses dans sa vie mardi dernier pour qu’il se lance dans l’analyse d’un sujet aussi peu important. À titre personnel, je pense qu’il ne faut pas perdre de vue que les blagues de Sugar Sammy se situent dans le cadre de sa démarche artistique. Après les “jokes de juifs” et les “jokes de noirs”, aura-t-on droit aux “jokes de souverainistes”? Peut-être. Mais c’est dans un tel contexte que je place sa blague. Au même titre que je ne crois pas que la majorité d’humoristes qui font des blagues sur les juifs, les noirs ou autres sont sincères lorsqu’ils le font, je ne pense pas que Sugar Sammy méprise aussi catégoriquement les souverainistes que ne le laisse croire son spectacle. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas en profond désaccord avec eux, mais je sens chez Sugar Sammy la capacité de distinguer entre l’adversaire et l’ennemi. La conversation politique du Québec se trouve, et on devine que c’est par pure partisanerie, trop souvent privée d’un tel discernement.

Cependant, il n’en demeure pas moins que les interprétations de Bock-Côté et de Sugar Sammy de la dynamique linguistique du Québec ont le mérite de donner une raison de se pencher sur l’état déplorable de la discussion autour de la question nationale en ce moment. Le dialogue actuel en lien avec cet enjeu est d’une pauvreté et d’une stupidité navrantes. Si nous avons véritablement l’intention de continuer la conversation sur la question nationale, et je crois que cette discussion, n’en déplaise à certains, demeure pertinente, il serait bon de songer à la tenir en adultes.

Cela commence par éviter les procès d’intention que fédéralistes et souverainistes se font systématiquement (certains diront depuis toujours) et qui sont tout bonnement nocifs à la productivité de la discussion, ce qui m’amène à Sugar Sammy. Je l’ai souvent entendu associer le fait d’être souverainiste à l’étroitesse d’esprit, à la paranoïa linguistique, au repli sur soi, etc. Il faut arrêter de tenir ce genre de rhétorique. Mettons les choses au clair. Les souverainistes n’ont pas le monopole de l’inculture, de l’étroitesse d’esprit et de tous ces autres maux. De fait, mon expérience ne me permet pas de dire que la majorité des souverainistes que je connais pensent ainsi. (Et, en passant, j’en connais beaucoup.) Je comprends parfaitement que Sugar Sammy soit en faveur du multiculturalisme. Soyons franc, c’est quelque peu logique, puisqu’il en est un produit, de même que de la Loi 101, d’ailleurs. Il est aussi un “success story” du multiculturalisme canadien. Donc, je ne peux lui reprocher son point de vue, si partiel soit-il, sur le multiculturalisme. Je ne peux non plus lui reprocher de critiquer ceux qui font le choix obstiné de demeurer unilingues francophones.

Quoique… hormis le fait que je m’interroge sur la quantité de gens qui refusent encore, par obstination, d’apprendre l’anglais, il faudrait faire une nuance. Le bilinguisme individuel est bien sûr une richesse. J’en sais quelque chose. Idem pour la diversité culturelle, qui fait partie de ma réalité, moi qui suis Montréalais. Cependant, il faut arrêter de permettre à la rhétorique voulant que “c’est une richesse” de tuer les discussions à leur sujet. Comme si, parce que ces phénomènes ont des effets positifs, il serait injustifiable de songer à les baliser ou à les règlementer. Comme si ces effets positifs rendent impensable une réflexion collective quant à la différence entre le bilinguisme individuel et le bilinguisme institutionnel, entre la diversité culturelle et le multiculturalisme institutionnalisé. Il nous faut être en mesure de discuter de ces enjeux; nous ne pouvons nous permettre de leur accorder le statut de tabou. Je n’ai pas de réponse précise à donner quant au chemin que nous devrions suivre mais, à vrai dire, en ce moment, les réponses sont secondaires et elles continueront de l’être tant qu’il ne nous sera pas possible de nous poser les questions.

Peut-on avouer, quitte à faire s’échauffer les esprits, que malgré toutes les statistiques qu’on peut brandir, Montréal traverse en ce moment un phénomène d’anglicisation comme elle n’en a pas connu depuis au moins ma naissance? Je ne suis pas Jacques Parizeau 2.0, mais je dois reconnaître que, me promenant constamment dans ma ville, je la ressens, cette anglicisation. On peut penser à la difficulté croissante qu’on éprouve à se faire servir en français au Centre-Ville. Le fait de se faire servir en français à Montréal se rapproche maintenant de l’accomodement raisonnable. Quand les serveurs/caissiers voient que j’insiste pour me faire servir en français, ils obtempèrent. Mais ils ont de plus en plus le don de faire sentir ceux qui tiennent à ce que la conversation se passe en français comme des fascistes anglophobes. Je ne suis pas un anglophobe, je ne suis pas souverainiste, mais je tiens au français et je crains pour son avenir dans ma ville. Ces points de vue, apparemment contradictoires peut-être, ne sont pas mutuellement exclusifs.

Bon, je vois venir ceux qui refusent de confronter cette réalité avec leurs gros sabots. Plus d’anglos que jamais parlent français. C’est vrai et je peux en témoigner lorsque je vois les anglos de ma génération; ils le parlent presque tous. Sauf que c’est poser la mauvaise question que de demander si les gens peuvent parler français. Clairement, la réponse est oui. Mais la question à poser est la suivante: le font-ils, entre eux, lorsqu’il n’y a pas d’emmerdeur comme moi pour les contraindre à le faire? Rien n’est moins sûr.

Quelle est la solution à ce problème? Est-ce un problème? Je n’ai pas les réponses, et celles-ci seront forcément subjectives. Mais peut-on au moins en parler plutôt que d’éviter ces sujets difficiles en lançant les clichés habituels sur la richesse de la diversité linguistique et culturelle? Cette richesse, personne ne la conteste, mais encore faudrait-il avoir le droit de se demander si le bilinguisme et le multiculturalisme institutionnels sont une bonne idée et, plus pressant encore, s’ils n’ont que des impacts positifs sur la société québécoise. Si la réponse devait être non, il vaudrait la peine de se demander ce qu’il faut faire pour contrecarrer leurs effets négatifs, n’est-ce pas?

Pendant que nous réfléchissons à cela, en voici une autre: peut-on avouer que le désir de renforcer les lois visant à protéger le français ne constitue pas une croisade contre les anglophones? D’ailleurs, j’ai besoin de prendre un moment pour me défouler. Les médias anglophones du Québec, particulièrement ceux de Montréal (pas qu’il en existe des masses à l’extérieur de la métropole), doivent redécouvrir la définition du mot “professionnalisme”. Je peux comprendre que Pauline Marois et son projet de Loi 14 n’enchantent pas les anglophones. Le projet de loi contient certains éléments qui me semblent tellement compliqués à faire respecter qu’ils ne sont pas viables à moins de créer un nouveau niveau de bureaucratie totalement excessif. Bon, on s’entend là-dessus. Mais il faut s’entendre sur autre chose: le projet de loi est aussi une pâle image, une version profondément édulcorée de la Loi 101 originale. Alors, d’où vient le drame? On peut ne pas être d’accord avec une initiative du gouvernement. Mais là où il y a déconnection avec la réalité, c’est que lorsque je suis les médias anglophones, j’ai l’impression que le Québec est une province totalitaire, liberticide, raciste et que le PQ tente de perpétrer un génocide de l’anglais sur son territoire. La réalité, la voici: le PQ sait qu’il devra mettre énormémement d’eau dans son vin peu importe ce qu’il tente de faire vu son statut de gouvernement minoritaire. Ce projet de loi n’est pas grand-chose d’autre qu’une colossale opération tape-à-l’oeil. Je repose donc la question (et elle se veut rhétorique): où y a-t-il matière à ressentir l’effroi que certaines chroniques de CTV et certains op-ed de la Gazette (liste non exhaustive) semblent vouloir créer? Nulle part.

Et pourtant… La tactique de plusieurs chroniqueurs et éditorialistes de ces établissements médiatiques se résume à contester la légitimité de notre gouvernement actuel. Voilà qui est imbécile et contre-productif. “Ce gouvernement n’a que 30-quelque % des voix; 70% de la population québécoise n’a pas voté PQ”, entend-on souvent ces derniers temps. Hmm… comment exprimer mon point de vue d’une manière qui soit compréhensible pour tout le monde… Ah, je l’ai! You don’t like it? Tough shit! C’est ainsi que notre système fonctionne! Lorsque trois partis peuvent légitimement aspirer au pouvoir, il est probable que la division des votes ressemble à ce que nous voyons en ce moment. La limite au pouvoir du gouvernement actuel est assurée par son statut de gouvernement minoritaire, mais au-delà de cela, le PQ a été élu. J’aimerais simplement que ceux qui pensent que la gouvernance souverainiste est en soi illégitime le disent, plutôt que de se cacher derrière cet argument crétin et démagogique qu’ils tiennent mystérieusement mort lorsque ce sont leurs Libéraux chéris qui sont au pouvoir. Je pense que les médias anglophones ont le devoir de calmer la tempête dans un verre d’eau qu’ils ont créée et qu’à défaut de le faire, leur comportement frise l’irresponsabilité. Bon, voilà qui conclut ma montée de lait.

La communauté juridique anglophone a lamenté que l’on remplace l’expression “minorités ethniques” par “communautés culturelles”, expression qui n’a aucun statut légal en ce moment. Potentiellement, cela pourrait en effet poser des problèmes pour les droits des minorités. Mais j’ai une question:  Si l’expression “communautés culturelles” n’a pour l’instant aucun statut légal, qu’est-ce qui empêche les tribunaux de lui en donner un? On peut même voir le potentiel, étant donné le nouveau terme plus englobant, d’étaler à un plus grand nombre d’individus les droits qui auraient autrefois été réservés aux minorités “ethniques”.

Mais les souverainistes contribuent eux aussi à la faiblesse du débat. Dans la continuité de la dynamique où l’on peine à distinguer l’adversaire de l’ennemi, on tend à présenter tous les fédéralistes comme des aplatventristes prêts à accepter tous les abus du gouvernement fédéral envers les compétences provinciales. On les présente aussi systématiquement comme des défenseurs du multiculturalisme qui préféreraient voir disparaître le français que de limiter un droit garanti par la Charte.

Peut-on avouer qu’il est possible d’être fédéraliste tout en étant profondément mal à l’aise quant aux tentatives du fédéral de s’immiscer dans les champs de compétence provinciaux? Le fédéralisme dont les termes de la division des pouvoirs ne sont pas respectés est voué à des tensions qui mèneront éventuellement les entités fédérées à demeurer au sein de la fédération pour des purs motifs de convenance. Ce n’est pas sur ce genre de base que l’on bâtira une véritable unité canadienne, encore moins au Québec. Malheureusement, le fédéralisme au Québec souffre du fait que nos gouvernements fédéralistes depuis Bourassa sont effectivement coupables d’aplatventrisme envers le fédéral. On ne peut donc s’étonner que les souverainistes revendiquent avec succès le monopole de la défense des compétences provinciales; les élus fédéralistes leur laissent ce terrain sans vraiment résister depuis trop longtemps. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de fédéralistes prêts à oeuvrer pour un plus grand respect de la séparation des pouvoirs. Je nous espère assez adultes pour reconnaître qu’un désaccord quant à l’attribution d’une compétence ne suffit pas à remettre le fédéralisme entier en question.

Peut-on aussi avouer qu’on peut être fédéraliste et trouver que la Charte est, à certains égards, contre-productive pour la cohésion sociale et qu’elle peut potentiellement saboter la souveraineté parlementaire? Je me prends en exemple: je suis fédéraliste, étudiant en droit et plusieurs dispositions de la Charte m’emmerdent royalement. Je déteste que la Loi 101 ait été plombée par les Chartes. Je déteste qu’une mesure aussi raisonnable et logique que la restriction à l’accès aux écoles passerelles ait été plombée également. Je déteste les accomodements déraisonnables que sont forcées de faire les provinces canadiennes au nom de la liberté de religion (voir les arrêts N.S. et Multani). Je déteste que la “Clause nonobstant” ait une portée tellement restreinte qu’elle ne peut pas adéquatement protéger la souveraineté parlementaire. Eh non, les souverainistes n’ont pas non plus, ne leur en déplaise, le monopole du désir de préserver le français.

Quel est véritablement le danger de reconnaître que fédéralistes et souverainistes pourraient peut-être accomplir beaucoup s’ils arrêtaient deux secondes de se démoniser? Ce n’est que mon hypothèse personnelle, mais je me demande sincèrement si ce n’est pas la peur d’accepter que l’autre camp puisse apporter des arguments pertinents dans le débat sur la question nationale. Je suppose qu’étant donné ces inquiétudes, le stupide dialogue de sourds qui sert de substitut à un véritable débat sur la question est réconfortant pour les élus en ce qu’il ne les force pas à aborder publiquement les vraies questions, leur évitant par le fait même d’en arriver à une réponse qui les désavantagerait. Il existe des souverainistes et des fédéralistes qui maintiennent leur position par attachement émotif. Je n’ai rien contre, mais cet attachement ne saurait bien sûr pas constituer un argument. Certains se sentent Canadiens, d’autres se sentent Québécois et cela ne risque pas de changer par le biais de l’argumentation. Je crois que tous doivent accepter, en tout fair-play, que le débat sur la question nationale porte sur de vraies questions de fond. Par exemple. l’économie du Québec deviendrait-elle comme celle de la Grèce en cas de victoire du oui? (J’en doute fort.) La souveraineté permettrait-elle de freiner le déclin du français? (Là aussi, j’ai mes doutes.)

Je pense qu’une personne aussi intelligente que Mathieu Bock-Côté peut contribuer à un argument qui s’élèverait de beaucoup au-dessus de la mêlée (pas difficile). De plus, en tant que souverainiste avoué, sa réaction à l’humour de Sugar Sammy est aussi compréhensible que prévisible (“un humoriste qui nous insulte”). Cependant, si on peut  lui reprocher une chose dans toute cette histoire, c’est de voir d’un oeil réducteur la position de Sugar Sammy sur les enjeux dont il est ici question. La position pro-bilinguisme, pro-multiculturalisme de Sugar Sammy s’explique aussi aisément. Il est d’origine indienne et a grandi avec une forte présence anglophone dans le quartier Côte-des-Neiges. Ce n’est pas surprenant qu’il favorise le multiculturalisme. On peut cependant lui reprocher d’avoir une vision archaïque des Québécois unilingues francophones. Peu de Québécois qui ne parlent pas anglais sont coupables de vouloir se “ghettoïser” par rapport au reste du pays et du monde. Certains n’ont pas de facilité pour les langues ou se sont mis trop tard à l’apprentissage de l’anglais et d’autres vivent dans des régions du Québec où l’anglais n’est simplement pas très présent. Il n’y a aucune mauvaise volonté, aucune peur de “l’autre”, aucune haine de l’anglais là-dedans. Sugar Sammy devrait tenir compte de cette réalité.

Cela dit, j’admire aussi l’affection que Sugar Sammy porte à la langue française. Enfant de la Loi 101, il aime et respecte de façon manifeste le français et je ne doute pas qu’il a à coeur de le préserver. Si tentante que soit l’idée de lui prêter des intentions, force est de constater que la position de l’humoriste est plus nuancée que ne veut l’admettre Mathieu Bock-Côté. Ce dernier a dit que si Sugar Sammy représente l’avenir du Québec, que le Québec n’a pas d’avenir. Je peux penser à bien des gens qui me font articuler cette même pensée, mais Sugar Sammy n’en fait pas partie. Il représente une belle fusion entre le multiculturalisme et la Loi 101. Si tous les immigrants s’intégraient comme Sugar Sammy, Mathieu Bock-Côté en aurait probablement moins à dire qu’il ne le fait actuellement sur les ratés du multiculturalisme. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

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4 thoughts on “Sugar Sammy, Mathieu Bock-Côté et le fédéralisme

  1. Ce texte date de quelques mois déjà mais je me dois d’avouer que j’ai adoré le lire. Je suis souverainiste de cœur et de tête mais j’ai approuvé (approbation d’interlocuteur bien sûr) l’ensemble des points que vous avez soulevés. Votre texte fut rafraichissant car vous fûtes capable d’aborder un sujet très émotionnel non pas en attaquant ou encore en relançant les mêmes sophismes entendu ailleurs mais bien en posant un regard objectif et en faisant une analyse de la tête.

    Bravo et je continuerai à feuilleter vos autres textes.

  2. Bonjour Alexandre,
    Je viens de découvrir votre texte et votre site sur le tard. Je suis d’accord avec le commentaire précédent. Voilà un texte intelligent. Je suis nationaliste, j’ai des amis immigrants et je fréquente une Irish Session où l’anglais dominent souvent (j’ai une faiblesse pour les Irlandais colonisés par les Britanniques, ça vous dit quekchose?), mais le français est accepté sans ostracisation. Dans le privé, je peux passer d’une langue à l’autre, c’est selon. Mais dans l’espace public, c’est le français le plus souvent.

    Ceci dit, j’explorerai davantage votre site dorénavant.

    Pierre Boucher, Montréal

  3. En passant, voici une allocution de haut niveau de John Ralston Saul. Si j’ai bien compris, en sous-entendu et indirectement, il s’agirait, sous toute réserve, de l’échec du multiculturalisme canadien.

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