Marché des agents libres dans la NFL: Les bons coups

Lorsqu’on pense aux meilleurs contrats d’agents libres de l’histoire de la NFL, quels noms nous viennent à l’esprit? On peut penser à Reggie White aux Packers, Deion Sanders aux 49ers en 1994, le même Deion aux Cowboys l’année suivante, Drew Brees aux Saints. Cependant, il n’y en a pas autant qu’on pourrait le croire. Bien qu’il soit impossible de se prononcer définitivement sur la cuvée de cette année, plusieurs d’entre eux se sont maintenant casés et ceux qui demeurent sans contrat devront, en toute vraisemblance, attendre après le repêchage pour se trouver une nouvelle équipe. Cependant, tous les contrats d’agents libres ne sont pas créés égaux, et je vous propose, d’ici au repêchage, de faire un survol de ces acquisitions, bonnes et moins bonnes, afin de féliciter le bon travail et de rire du moins bon. Je commence donc par les choix les plus éclairés de la part des équipes de la NFL.

Les aubaines

Souvent, les meilleures décisions en matière d’agents libres ne sont pas aussi retentissantes qu’on pourrait le croire. Alors que les gros contrats constituent souvent les attrape-nigaud de la pire espèce (oui, je vous regarde, Raiders et Redskins!!), les équipes gagnent souvent à se concentrer sur des joueurs qui, pour plusieurs raisons, ne commanderont pas le genre de contrat que leur talent pourrait suggérer. Souvent, on aura affaire à des joueurs talentueux qui luttent contre les blessures. On peut aussi trouver d’excellents joueurs dont la productivité souffre du fait d’évoluer pour une mauvaise équipe ou dans le mauvais système. Ou encore, il peut simplement s’agir de diamants que l’on aura repérés avant tout le monde (le nom de Wes Welker vient à l’esprit). Cette section est truffée de maraudeurs. Je vous jure que je ne le fais pas exprès, mais c’est une position tellement malaimée et sous-évaluée dans la NFL qu’on ne devrait pas se surprendre qu’elle soit la position “bon deal” du football. Les joueurs ne sont pas classés dans quelque ordre particulier. Et avant que certains ne m’en parlent, oui, j’adore la signature du maraudeur Adrian Wilson par les Patriots. Mais même si je ne ferais pas trop confiance au jugement de l’ancienne administration des Cardinals, quelque chose me dit qu’une équipe d’une qualité aussi discutable ne laisserait pas partir Wilson si elle jugeait qu’il pouvait encore jouer à un haut niveau. Les aubaines, les voici donc.

Cliff Avril, ailier défensif, Seahawks: 2 ans, 13 millions $

Pauvres Lions! On aurait osé croire que leur médiocrité de la première décennie de notre siècle serait complètement derrière eux, mais voilà qu’elle revient les hanter. Avril était un rouage important d’une ligne défensive qui était sans doute l’une des deux ou trois meilleures de la ligue. Voilà maintenant que Detroit doit le laisser aller en raison des monstrueux contrats de recrue de son quart Matthew Stafford et du plaqueur défensif Ndamokung Suh (chosis premier en 2009 et deuxième en 2010) – conclus sous l’ancienne convention collective de la NFL – contrats qui importunent les Lions à la manière du beau-frère qui prend toute la place sur le divan et qui profère des jurons en présence des enfants pendant le match de hockey. Ah, ancienne collective qui permettait qu’un joueur qui n’avait pas joué un match dans la NFL de gagner plus que les grands quarts de la ligue, quand nous tiens! Pendant cette saison morte, les Lions ont renégocié le contrat du receveur Calvin Johnson, autre entente aux termes stratosphériques, afin qu’il plombe un peu moins la masse salariale de 2013. Sauf que quand on considère que le mec gagnera en moyenne environ 18,8 millions par an jusqu’en 2020, on réalise que Johnson ne sera pas une quantité négligeable dans les livres des Lions. Sans compter la beurrée d’agents libres dont Detroit doit déterminer le sort… Donc, exit Cliff Avril, qui prend la route de Seattle pour un salaire de 6,5 millions cette année et de 6 millions l’an prochain. Cela vous fait peut être rêver, mais dans le marché de la NFL d’aujourd’hui, c’est un contrat très bon marché pour un jeune joueur qui a réussi 29 sacks du quart au cours des trois dernières saisons. (A contrario, voir Kruger, Paul). Cette signature est d’autant plus importante pour Pete Carroll qu’il ne sait pas s’il aura Charlie Clemons, qui se remet d’une vilaine blessure, l’an prochain. Voilà ce qui arrive lorsqu’on négocie bien le marché des agents libres, surtout lorsqu’on connait l’impulsivité de certains des collègues dirigeants. Légère consolation: les Lions peuvent au moins se réjouir d’avoir réussi à garder…

Louis Delmas, maraudeur, Lions: 2 ans, 8,59 millions $

Delmas est un joueur d’une grande qualité, probablement l’un des cinq meilleurs à sa position, lorsqu’il est en santé. C’est vraisemblablement sa fragilité qui explique le prix d’ami et la courte durée du contrat. C’est un joueur qui fait preuve de la méchanceté que l’on recherche chez un maraudeur et que les quarts comme les receveurs tentent autant que possible d’éviter. Il représente exactement le genre d’aubaine que tous devraient rechercher: les joueurs dont la durabilité ou la productivité ne justifient un salaire monstrueux, mais dont le talent est évident. L’intention de Delmas sera de prouver qu’il peut éviter l’infirmerie et de signer un gros contrat soit avec les Lions l’an prochain ou comme agent libre dans deux ans.

Nnamdi Asomugha, demi de coin, 49ers: 1 an, 1,35 million $

Me niaisez-vous? D’accord, il a souffert très fortement du syndrome du gros contrat à Philadelphie, la qualité de son jeu vacillant entre ordinaire et franchement atroce, mais me dites-vous vraiment que le gars qu’on voyait nez-à-nez avec Darrelle Revis comme meilleur demi de la ligue va jouer pour 1.3 million l’an prochain? Avec la meilleure équipe de la NFL? Je ne m’attends pas à voir le Nnamdi des Raiders d’il y a trois ans, mais il est probable qu’il ressemblera plus à ce joueur-là qu’au chien dans le jeu de quilles débarqué à Philadelphie en 2011.

(Attendez, je remets ma casquette du gars incrédule qui se dit qu’il perd peut-être son temps en droit étant donné l’incompétence de certains DG dans la NFL… Voilà c’est fait!)

Sans blague, après avoir donné des leçons de coaching aux autres équipes pendant la saison dernière, les Niners leur donnent maintenant des leçons de gestion. D’abord, Jim Harbaugh se couche sur son Lazy Boy et se bidonne comme un Montréalais à un show de Sugar Sammy en regardant l’offre que lui font les Chiefs pour son quart réserviste Alex Smith. (En passant, lâche pas l’assurance dentaire, Alex! Tu vas te retrouver avec la dentition de Danny Heatley à jouer derrière cette ligne offensive!)

Ensuite, Harbaugh reste lucide quant aux joueurs de sa propre équipe qui sont agents libres. DaShon Gholston? Mouais… Solide maraudeur… hmm… Comment? Que dites-vous, les Bucs? Vous voulez lui donner 8 millions par année? Quand le repêchage ne manque pas de remplaçants potentiels? LOL!!! Non, non, je n’ai rien dit! Prenez-le! Ricky Jean-François? (Dont le nouveau contrat passera à coup sûr “au cash” dans mon analyse des plus mauvais de cette saison morte) Joueur de type “technique 5” correct qui contribue respectablement à une rotation dans le meilleur des mondes. Que dites-vous, les Colts? Quatre ans, 22 millions? Quand le repêchage est truffé de joueurs plus prometteurs que lui? Êtes-vous sûrs que vous ne recevez pas de conseils de gestion d’équipe de Michael Jordan? Moi aussi, je l’aimais comme joueur, mais comme DG… En tout cas, ne me laissez pas casser votre fun. Delanie Walker? Ailier rapproché adéquat, que personne ne confondra avec Vernon Davis. Comment, les Titans? Vous le voulez pour remplacer Jared Cook, que vous laissez aller à St. Louis? Êtes-vous bien sûrs de votre coup? Walker court assez bien, bloque bien aussi, mais ses mains ont toute la souplesse d’un bloc de granit. Quand il attrape le ballon, on dirait que c’est une barre de savon mouillée. Donc, si je vous comprends bien, vous allez remplacer un gars qui court et attrape mais ne bloque pas par un gars qui court et bloque mais n’attrape pas. OK, si vous le dites…

Bon, maintenant, la rumeur s’active selon laquelle les Niners seraient peut-être intéressés à acquérir Darelle Revis. On peut comprendre le raisonnement. Tarell Brown est un troisième demi de coin au mieux et se faisait souvent viser en séries. Mais… Revis entre dans la dernière année de son contrat et exigera le genre de paye qu’on offre au meilleur joueur défensif de la ligue. L’alternative, c’est de faire comme avec Deion Sanders en 1994 et de le laisser partir après un an, en espérant gagner le Super Bowl avec lui avant ça. Compte tenu de ce que demanderaient les Jets en retour (c’est-à-dire des éléments importants de la profondeur des Niners), Harbaugh préfère s’abstenir et voir ce qui se passera ensuite. Et Asomugha, auteur de deux mauvaises saisons avec les Eagles (traduction: ça pourrait ne vouloir rien dire du tout) est disponible pour à peine plus qu’un million. C’est drôle comment les bonnes équipes peuvent laisser les mauvaises travailler pour elles.

Rappelez-moi qui a dit que les riches ne pouvaient pas s’enrichir dans la NFL. Il me doit des explications.

Kenny Phillips, maraudeur, Eagles: 1 an, 2 millions $

Sa situation est semblable à celle de Delmas, quoiqu’il existe quelques variables. Phillips est plus athlétique, plus talentueux que Delmas et joue mieux la passe. Il est lui aussi assez jeune.  Cependant, son historique de blessures est plus important. On peut cependant féliciter les Eagles d’avoir conclu cette entente puisqu’ils n’ont jamais vraiment remplacé Brian Dawkins depuis son départ à Denver et les termes du contrat ne sont pas très onéreux, tant en durée qu’en salaire. Et s’il obtient une nouvelle entente fortement bonifiée l’an prochain, il l’aura méritée et les Eagles auront un joueur de calibre Pro Bowl au sein de leur effectif. Il leur en faut…

Bernard Pollard, maraudeur, Titans: 1 an, 2,5 millions $

Il est ce que la NFL a de plus près du “Terminator”. Son surnom à l’Université Purdue était “Bonecrusher”. Subtil, hein? Les Titans sont allés chercher le joueur le plus détesté des supporters des Patriots. Laissé libre par les Ravens en raison de leur situation salariale précaire, Pollard est moyen contre la passe et a besoin d’un collègue maraudeur qui puisse compenser ses lacunes (ce qu’ont les Titans en la personne de Michael Griffin), mais peu de joueurs au sein de la NFL sont plus craints que Pollard. Alors membre des Chiefs, Pollard avait mis un terme à la saison 2008 de Tom Brady. L’année suivante, c’était le tour de Wes Welker lors du dernier match de la saison régulière. C’est lui qui a causé l’entorse à la cheville de Rob Gronkowski des Patriots avant le Super Bowl de 2012 et c’est lui qui, plus tôt cette année contre ces mêmes Patriots, a asséné ce coup effrayant au porteur Stevan Ridley, qui a subséquemment eu l’air de tomber raide mort.

Je sais que c’est cynique et “borderline” anti-sportif, mais Pollard est le genre de joueur qui déplait si profondément aux coordonnateurs et aux joueurs offensifs adverses qu’on ne peut faire autrement que le considérer comme un atout pour une défensive. Sa réputation n’est pas tant basée sur ses succès que sur son mur de victimes. En toute honnêteté, il faut aussi mentionner que Pollard, en raison de sa mentalité assassine et son gabarit, excelle contre la course. Un grand joueur? Certainement pas. Un joueur qu’on apprécie au sein de son effectif? Absolument. Au prix que les Titans ont payé, je le signerais hier.

Terrence Knighton, plaqueur défensif, Broncos: 2 ans, 4,5 millions $

Knighton n’est pas un talent spectaculaire, mais c’est un plaqueur solide contre la course qui pourra permettre à Von Miller et compagnie de tenter plus de gros jeux. Il était pratiquement le seul élément fonctionnel sur une ligne défensive des Jaguars aussi inspirante que le fait de regarder pousser du gazon. Son arrivée à Denver s’inscrit dans une démarche visant à renforcer le milieu de la ligne défensive des Broncos. Excellent rapport qualité-prix.

(Au passage, on s’interroge quant à l’identité de son remplaçant à Jacksonville. Étant donné leur ligne offensive qui envoie hebdomadairement son quart-arrière à la mort, si mes Jags prennent un plaqueur avec le deuxième choix, il y a quelques cossins qui vont revoler dans le salon chez moi…)

Jake Long, bloqueur offensif, Rams: 4 ans, 34 millions $

Il est mieux de passer énormément de temps à l’infirmerie, sinon les Dolphins auront l’air de parfaits imbéciles. J’ai beaucoup de vitriol à lancer aux Dolphins et je le garde pour ma chronique sur les plus mauvaises signatures. Pour l’instant, contentons-nous de dire que la seule raison pour laquelle ce contrat est possible est que les Dolphins ne croient pas que Long peut rester en santé. Le fait que son examen médical ait duré 16 heures a de quoi faire peur. Mais s’il est en santé, les Rams viennent de se ramasser le meilleur bloqueur de la ligue pour une fraction du prix si aucune question ne persistait quant à sa santé physique. Pas que les Dolphins lui auraient permis de quitter si cela avait été le cas. Enfin, le jeu en vaut néanmoins la chandelle et Jeff Fisher continue de rendre cette équipe des Rams, si lamentable il y a peu de temps, assez impressionnante.

Facture salée, besoin comblé (du moins, on l’espère…) 

Avez-vous déjà convenu d’acheter un bien pour un prix nettement supérieur à sa valeur simplement parce que vous le vouliez ardemment ou que vous en aviez absolument besoin? Si oui, vous avez une idée de comment ces équipes doivent se sentir. Le fait de sciemment surpayer un joueur est une tactique dangereuse, mais parfois efficace dans la mesure où elle permet de combler un besoin à ce point flagrant qu’il vaut de surpayer un joueur pour pallier cette lacune. Les équipes qui le font trop souvent ont fortement tendance à plafonner en milieu de classement, mais une fois n’est pas coutume. Autre précision: pas de place pour des joueurs moyens, mauvais ou surévalués sur cette liste.

Andy Levitre, garde, Titans: 6 ans, 46,8 millions $

Vous savez ce que nous dit cette signature? Non seulement les Titans repêcheront-ils un ailier défensif avec leur premier choix en avril, mais ils connaissent déjà l’identité de ce joueur. Le porteur Chris Johnson se fait peut-être trop aller le clapet (cette semaine encore, il a critiqué l’addition du porteur Shonn Greene à l’équipe des Titans) étant donné qu’il ne ressemble pas vraiment au joueur qui a cumulé 2 000 verges par la course il y a 2 ans. Cependant, il n’en demeure pas moins que cette ligne offensive des Titans aurait eu du mal à créer des trous pour une souris et Johnson s’est souvent retrouvé devant un mur au moment d’arriver à la ligne de mêlée avec le ballon. Je parlais d’ailier défensif plus tôt. Je vous explique. Les Titans ont deux besoins absolument criants: ailier défensif et garde. En général, les repêchages ne regorgent pas de gardes dignes d’être pris en première ronde. Cette année, il y en a deux (Chance Warmack d’Alabama et Jonathan Cooper de North Carolina). Alors pourquoi payer une fortune et demie à Levitre, garde solide qui aura néanmoins un plus beau RÉER que ce qu’il mérite?

La seule solution possible est que les Titans sont déjà tombés amoureux d’un ailier et qu’ils ont déjà décidé que ce joueur valait de laisser aller des joueurs recrues du calibre de Warmack et de Cooper. Les Titans paieront donc un peu moins de huit millions par an à Levitre, ce qui est au bas mot une fois et demie trop cher, mais Levitre est un joueur solide pour la course et la passe qui saura améliorer l’intérieur de la ligne des Titans, amélioration plus que nécessaire. Quant à l’identité de ce fameux ailier, les paris sont ouverts. On se rappellera qu’en 2010, les Titans avaient choisi l’ailier de Georgia Tech Derrick Morgan au 17ème rang, deux choix après que les Giants aient sélectionné un certain Jason Pierre-Paul, dont ils n’avaient en l’apparence pas besoin. Quelque part à Nashville, le directeur général des Titans Ruston Webster se verse un très, très, très, très, très grand verre de Vodka…

Greg Jennings, receveur, Vikings: 5 ans, 45 millions $

J’adore cette acquisition du côté des Vikings et je suis à un cheveu de la qualifier de carrément excellente. Je l’aime d’autant plus que les Vikes sont un rival de division de l’ancienne équipe de Jennings, les Packers. Quelques éléments m’empêchent cependant de le faire. D’abord, Jennings aura 30 ans au début de la saison, ce qui suggère que son déclin physique risque de débuter au cours de ce contrat. Ensuite, Jennings est un très bon receveur, mais il tend à disparaître lorsqu’on lui consacre beaucoup d’attention, ce qui arrivera au Minnesota puisqu’il ne sera pas aussi bien entouré qu’à Green Bay (à moins que Minnesota ne fasse venir des renforts). Enfin, les deux quarts que Jennings a connus jusqu’à maintenant dans la NFL sont Brett Favre et Aaron Rodgers. Favre est un des grands. Rodgers est le meilleur depuis deux ans. Christian Ponder n’est pas du même niveau. Cela nuira-t-il à la productivité de Jennings, étant donné que le jeu vertical ne fait pas partie des forces de son nouveau quart? Loin d’être garanti, mais possible. Néanmoins, avec le départ de Percy Harvin et la régression de Ponder depuis un an et demi, les Vikings devaient ajouter un receveur de premier plan et ils viennent de le faire. C’est cher payé, mais tant qu’à surpayer quelque peu, autant le faire pour un joueur comme Jennings.

DaShon Gholston, maraudeur, Buccaneers: 5 ans, 41,5 millions $

Peu importe le pourcentage de ce fric que l’agent de Gholston touche, il en mérite plus. Gholston était très bon lorsque bien entouré à San Francisco, et les Bucs en avaient bien besoin. Mais comme je disais plus haut, 8 millions par an? Gholston est bon, productif et polyvalent. Il joue bien la course et la passe. Mais ce n’est pas Ronnie Lott ou même Ed Reed dans ses belles années. C’est très, très cher payé pour une position assez forte dans le repêchage. Après le monstrueux contrat consenti à Vincent Jackson l’an dernier, Greg Schiano et al. nous montrent qu’ils n’ont pas froid aux yeux lorsque vient le temps de signer des agents libres. Fort bien, mais ça a besoin de marcher et vous êtes mieux de bien repêcher parce que si vous avez besoin d’autres renforts ou de profondeur l’an prochain. En effet, ce sera nettement plus compliqué de faire ces acquisitions sur le marché des agents libres étant donné ces gros contrats, le contrat de recrue du plaqueur Gerald McCoy conclu sous le règne de l’ancienne convention collective (encore cette même chanson) et des sommes excessives englouties dans le salaire de deux joueurs de ligne offensive surévalués. Les Bucs manqueront-ils de profondeur à force de dépenser comme s’il n’y avait pas de lendemain? À suivre.

Et enfin, voici 5 contrats qui forment la section…

Rien à redire

  1. Elvis Dumervil, Ailier défensif/secondeur extérieur, Ravens; 5 ans, 26 millions $: Les Ravens perdent Paul Kruger aux Browns, mais le remplacent par un joueur plus expérimenté, plus rapide, meilleur, quoi! Sauf qu’ils payent 15 millions de moins que les Browns ont payé pour Kruger. Au-delà de l’erreur de son agent qui a fait en sorte que Dumervil atteigne le marché des agents libres, c’est une grave erreur des Broncos de l’avoir laissé partir. 
  2. Danny Amendola, Receveur, Patriots; 5 ans, 28 millions $: On devine l’intention ici: remplacer Wes Welker par le prochain Wes Welker. Amendola est du même gabarit que Welker, a le même style de jeu et a même évolué à la même position pour le même programme universitaire que Welker. Dans la catégorie amélioration, on mentionnera qu’Amendola est plus rapide que Welker. Le plus gros point d’interrogation est la durabilité du nouveau Patriot. On dit qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Peut-être, mais sur papier, à ce stade de la carrière de Welker et d’Amendola, les Patriots seront, en 2013, une meilleure équipe avec Amendola qu’avec Welker. D’ailleurs, en parlant de Welker…
  3. Wes Welker, Receveur, Broncos; 2 ans, 12 millions $: Je ne disais pas que Welker est bon pour la retraite. Il est possible que Welker soit meilleur avec les Broncos l’an prochain qu’il ne l’a été avec les Pats l’an dernier. D’abord, il passe d’un quart bestial à l’autre (de Brady à Manning). Ensuite, les Broncos ont un receveur qui menace les zones profondes (Demaryius Thomas), ce que les Pats n’avaient pas et qui pourrait donner plus de place à Welker. Welker aurait difficilement pu mieux tomber et le contrat est parfaitement raisonnable.
  4. Tony Gonzalez, ailier rapproché, Falcons; 2 ans, 14 millions: Tony Gonzalez ne prend pas sa retraite? Bon deal. Suivant!
  5. Sebastian Vollmer, bloquer offensif, Patriots; 4 ans, 16,75 millions $: L’un des bloqueurs les plus sousévalués de la ligue, Vollmer ne semblait pas en voie de rester avec les Pats, mais ces derniers sont parvenus à lui faire signer une entente très raisonnable qui le garde à Boston à moyen terme. On est à un cheveu de l’aubaine ici.

Je vous retrouve prochainement pour ma partie de plaisir, c’est-à-dire la chronique où je ris des équipes qui ont conclu les ententes les plus farfelues. J’ai déjà hâte.

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